The Dibs : Just For You

The Dibs : Just For You

Naked / Donor

L’histoire de The Dibs a commencé en 2019. Sept ans plus tard, après plusieurs changements de line-up et une pandémie qui a secoué le monde entier, le groupe, dans sa nouvelle configuration, publie « Just For You », un album qui a toutes les chances d’occuper une bonne place dans les classements de fin d’année 2026. Le chanteur Peter Jacobs est un pilier de la scène. Celles et ceux qui ont suivi l’actualité de la scène blues néerlandaise et belge se souviendront certainement de ses prestations avec The Nightcrawlers, puis avec le groupe qui leur a succédé, Blues Jungle. Aux côtés de Peter Jacobs, on retrouve également le fidèle complice de scène Bart Billekens (Hammond, piano), le batteur Jeff Jr. Gijbels, le guitariste Stanley Patty ainsi que le bassiste Guy Engelen. Les musiciens nous proposent ainsi un journal de bord répertoriant toutes les sources d’inspiration auxquelles chacun d’entre eux a puisé ces dernières années. Concrètement, cela se traduit par une synthèse de ce que représente le rhythm and blues à l’état pur. L’association de la guitare et de l’orgue Hammond est un véritable coup de maître (« No Sleep » !). Dans leurs textes, les artistes dépassent les clichés sur les vicissitudes des relations amoureuses et nous invitent à une prise de conscience sociale dans des morceaux tels que « Stop Fooling Around » et « Sick And Tired ». Notons au passage que toutes ces chansons sont des compositions originales, à l’exception de « You Got Me Where You Want Me » (William Bell / Steve Cropper). Ils alternent différents genres avec une aisance déconcertante : des grooves funky au blues à la guitare incisif, à la soul aux accents patinés, en passant par une ballade langoureuse aux rebondissements, sans oublier le boogie de roadhouse, le gospel swing ou encore le mélange dansant de rock’n’roll et de swamppop. Bref, autant de morceaux qui pourraient sortir en single et rejoindre le jukebox de n’importe quel bar de blues digne de ce nom.

Une collaboration Jazz’halo / JazzMania

Georges Tonla Briquet – Traduction libre : Alain Graff