Jeremy Rose : Infinity II
On le devine, l’emploi du temps du saxophoniste australien (Sydney) Jeremy Rose est extrêmement bien rempli. Jugez plutôt… Nous l’avons découvert il y a un moment au sein du trio Vazesh qui propose un étonnant voyage entre Orient et Occident. Voyage exotique à nouveau avec The Vampires, une formation qui n’hésite pas à noyer le jazz sous des couches de dub et de reggae. Les albums de tous ses groupes, y compris ceux du Earshift Orchestra, figurent au catalogue du label qu’il a fondé en 2009, … Earshift Music. Jeremy Rose aime donc l’éclectisme et il nous le prouve encore avec un nouveau changement de voie. Infinity est un nouveau projet dont le deuxième volet nous est proposé aujourd’hui. Après un premier album enregistré en live au Phoenix Central Park de Chippendale, voici la suite, qui a bénéficié du même traitement. Une captation live (cette fois au Lazybones Lounge de Sidney) et un line-up inchangé (outre le saxophoniste, Infinity se compose du claviériste Novak Manojlovic, du batteur Tully Ryan et du bidouilleur discret Ben Carey). Les titres s’enchaînent par blocs pour former un long voyage ambient-jazz truffé de belles sonorités et de mélodies fortes. Long, mais vous l’aurez compris, jamais ennuyeux. On peut même affirmer qu’une fois arrivé au terminus, on se précipite aux guichets pour reprendre un nouveau ticket. A bien y réfléchir, il y a un peu de London Jazz dans cette musique contemporaine australienne. L’art de s’approprier les racines du passé en les accommodant d’un modernisme captivant. Oui, c’est bien le bon mot : captivant.
