Wes Smith: We, The Funky – Volume 1
Du Hollywood Bowl à La Maison Blanche, Wes (Wesley) Smith a eu l’honneur de jouer dans de nombreux endroits prestigieux. Mais quand on est un saxophoniste renommé et que l’on accompagne des sommités telles que Stevie Wonder, Booker T. Jones ou Justin Timberlake, il est presque normal de se retrouver sur de telles scènes. Sa renommée, il la doit aussi par les faits suivants : avoir enregistré notamment avec Pharrell Williams ou Robin Thicke et également grâce à son apparition dans le film oscarisé, le remuant et captivant « Whiplash » ! Basé à Los Angeles, Wes Smith joue principalement du saxophone (alto et soprano) mais sur ce premier ep 5 plages pour 27 minutes, qui, à la lecture du titre, aura une suite, il joue aussi de la flûte, de la flute alto, du piano Rhodes et des synthés. Comme il est aussi compositeur et producteur, vous devinerez aisément qu’il a tout géré dans cette réalisation. Une douzaine de musiciens interviennent au fil des plages : bassistes, guitaristes, pianiste et cuivres. Parmi eux, nous remarquerons la présence du batteur Donald Barrett (Lady Gaga) et du claviériste Sam Barsh (Kendrick Lamar, Anderson Paak). Tout ce monde de virtuoses nous emmène dans un jazz instrumental, qui, selon les compositions, importe de la soul, de la pop, du funk. Au croisement du jazz traditionnel et du jazz moderne avec une prédominance pour le côté groovy de la chose. Toutes les compositions sont empreintes de chaleur, de bienveillance. Les mélodies sont délicates, élégantes. Nous sommes ici en présence d’un jazz classieux qui évite les audaces, les aspérités. Qui évite la confrontation en proposant un jazz formel, fédérateur. Avec une production sans faille, Wes démontre tout son savoir-faire également dans ce domaine et espère que toutes ces chansons « serve to move you, to enrich you and to make you feel good ». Mais pourquoi ai-je fait une chronique alors qu’en une demi-ligne il avait tout résumé sur la pochette intérieure ?
