Nagløed : Everything Is in Everything Else
Ce nom ne nous disait plus rien. Et pour cause, leur dernière apparition discographique (« NowHere ») remonte à sept ans. Entretemps, il y a bien eu quelques concerts, mais qui semblent s’être cantonnés par-delà les frontières linguistiques. Car oui, précisons qu’en dépit du « ø » que l’on retrouve dans son patronyme, et de la présence de Arve Henriksen sur l’album précédent, Nagløed ne provient pas de Norvège, mais bien de Gand, Flandre, Belgique. Pour achever de planter le décor, dressons un inventaire des forces en présence. Le trio se compose d’un batteur (Andreas Lagrou), d’un claviériste (Matthias Dewilde) et d’un guitariste (Dillian Fevry) qui chante également sur trois titres.
Ce qui frappe d’entrée lorsque l’on écoute ce deuxième album de Nagløed, c’est le son (Koen Gisen aux manettes), limpide, qui soutient des mélodies ligne claire. Rien ne dépasse sur les vumètres ! Aucun des trois musiciens n’ajoutera un surplus de poudre aux yeux pour nous éblouir. Et dès lors, sans qu’on ne soit heurtés par le moindre écart de conduite, nous sommes transportés sur de longs développements autoroutiers sans surprise. L’ennui ? Non, on y échappe, car les paysages traversés sont d’une beauté éclatante. Un accord de guitare, un tempo discret, une nappe synthétique et vous voici embarqué dans une très belle aventure. Que demander de plus ? Moi, j’adhère !
