Olgoj : A PlaceTo Rest
C’est de Rennes que nous vient ce groupe. Une ville reconnue depuis des décennies pour être un réservoir intéressant de la scène alternative française. Scène de laquelle certains noms sont passés à la postérité : Marquis De Sade, Etienne Daho, Niagara, Tagada Jones, Yann Tiersen, Les Ramoneurs de menhirs… Olgoj dévoile ici un premier album qui s’inscrit dans un croisement entre le prog rock et le math rock. Mais pas que… Il y a surtout de l’indie qui répercute des sonorités familières, pour certaines, entendues il y a quelques décennies. Le groupe est vraisemblablement mené par le chanteur Samuel Anger. Il joue des guitares, de la basse, est responsable des paroles et est le designer de l’intrigante pochette. Avec le batteur Mathieu Noblet, ils sont responsables des arrangements, du mixage et de la production. Le groupe comprend aussi le bassiste Ronan Bedo et le backing vocaliste Fréderic Bablin. A eux quatre, ils nous font voyager dans des atmosphères étranges de par leurs influences. Nous passons alternativement du rock low-fi des ninetees, à des voix douces typiquement prog, tout en étant asséné par de gros riffs de guitare parfois grunge ! Une « grosse » guitare à la Neil Young s’impose sur « Second Skin » même si c’est la voix de Robert Wyatt qui semble présente quand tout se calme, quand le groupe fait dans la retenue. Une guitare jazz-rock fait suite à la guitare acoustique du très calme « Echelle » et ce son m’évoque le jeu de Steve Howe (Yes). Olgoj voyage beaucoup, nous en faisons de même ! « Frequencies & Everything » marque encore une autre étape : un mix des Kinks pour la voix et une déferlante électrique entre les Pixies et Franz Ferdinand pour la musique ! Sur « Collision » où le groupe est secondé par la voix de Klara Banger, nous sommes plongés parfois dans délire tendance Zappa et les Mothers Of Invention ! Voix, guitare et une rythmique moins carrée évoque l’univers singulier de Frank. Et le voyage continue avec un « Everything’s Calm So Far » où la délicatesse s’installe tout en accueillant quelques touches de psychédélisme ! Le tout se termine avec « Silencio » qui, comme la plage titulaire, condense toute la palette de sonorités, de rythmiques, de décharges électriques que le groupe semble aduler et développer. Un premier album comme un best of de quelques styles ! A voir sur scène assurément.
