Antinoë : The Fold
Plongeons-nous corps et âme au sein de ce concept-album qui nous parle de l’acceptation de la mort, du processus de résilience et de thèmes universels comme l’existentialisme ou l’acceptation du chaos ! Cet étonnant et étrange projet musical, qui est aussi philosophique et métaphysique, originaire de Madrid, surprend d’emblée par la noirceur de la pochette de l’album, avec un décorum proche d’un univers dark voire nordique, que nous rencontrons souvent au sein de la scène du métal extrême, avec ici plutôt le développement d’un néo-classique épuré voire minimaliste qui s’acclimate d’un travail vocal proche des chants grégoriens ou d’église, tout en conservant la profondeur d’un chant lyrique ! A la fois atmosphérique, symphonique et classique, cette musique que l’on pourrait considérer comme conceptuelle dégage de la fragilité comme de la mélancolie et cependant aussi de la force lorsque les chœurs montent en hauteur. Idem pour le jeu au piano qui, d’un passage minimaliste, évolue vers un rendu plus volubile et vice versa. Pour un résultat qui nous prend effectivement aux tripes tellement la musique et le chant sont d’une grande intensité émotionnelle et ce, même dans les moments les plus intimistes. Car au départ d’un concept plutôt noirâtre, il se dégage finalement de la lumière, peut-être un espoir, dû au lyrisme du piano ou des voix qui nous transportent littéralement. Un projet en fait porté par Terresa Maraco, pianiste et vocaliste, seule ici pour concevoir cet étonnant voyage. Voilà un album qui m’a personnellement marqué, je l’avoue !
