Atabasca : Atabasca

Atabasca : Atabasca

Killer Groove Records

Dès l’ouverture de ce premier album du groupe italien, nous sommes immergés dans un univers cinématographie un brin western. Il est essentiellement dû à cette ambiance typique, étrange, à ce petit sifflement qui nous évoque le western spaghetti ! Une singulière entrée en matière qui nous est proposée par ce trio formé par le guitariste Luca Mongia (aussi lap steel, claviers et voix), par le bassiste Paolo Mazziotti (claviers et voix également) et par le batteur Valerio Pompei (percussions, claviers, kalimba et voix itou). Le second titre nous plonge dans un calypso langoureux avant que le guitariste n’électrise bien le tout sur « Paco ». Un son de guitare bien twangy qui nous évoque Duane Eddy voire The Shadows et Hank Marvin ! Régulièrement, on bourlingue entre western et giallo, ce style de film typiquement italien apparu dans les années 60. Un genre policier glauque et sexy ! Le très chouette « Cacopoulos » est dans la même veine ! On écoute cette musique, assez désuète, avec un sourire aux lèvres, parfois avec une envie de danser, mais souvent avec une impression de s’évader. Le groupe place ses sonorités assez particulières dans différents styles et tout fonctionne efficacement. On laisse son imagination l’emporter et on se fait des films qu’une musique élégante, claire, rock, psychédélique, world, funk soutiendra. Ces voyages, outre le son typique de la guitare omniprésente, sont guidés par la lap steel, la kalimba et diverses percussions afro beat. Le tout se terminera sur la desert song « Porpora » et son petit rythme sud-américain, un peu tango. Et au milieu de tout ce brassage, j’ose même écrire que « Khettara » m’évoque la hype Angine De Poitrine ! Atabasca s’est trouvé des sons et un univers assez inédit et la possibilité de faire évoluer leur style est bien là. Imaginez que ces musiciens poussent quelques marqueurs dans le free et le sonique ! En attendant et en conclusion, voici une belle découverte que je conseillerai aux fans d’Ennio Morricone, des Shadows, de Calexico, des rythmiques africaines, des sons twangy et des Monsters suisses qui nous la joueraient relax ! Vous êtes perdus ? Suivez donc Atabasca !

Claudy Jalet