Sura Sol : I Will Be Dead
Sura Sol (Rachel Solomon dans les registres de la population) est une jeune artiste bruxelloise. Donc aux origines mixtes (Europe de l’Est, Afrique, Etats-Unis). Vous l’avez peut-être déjà rencontrée dans une autre de ses vies, lorsqu’elle faisait partie du trio Las Lloronas. Un trio dont elle s’est affranchie pour mener à bien une carrière en solo qui comporte aujourd’hui un EP et deux albums.
Le dernier en date, celui qui nous occupe ici, était déjà sorti de façon confidentielle au début du printemps, une période durant laquelle Rachel est devenue maman, ce qui a empêché l’album de bénéficier d’un soutien promotionnel efficace, et l’a donc contraint à passer sous les radars. Sauf ceux de Tony Vandenbogaerde, l’une des têtes chercheuses du label courtraisien Mayway pour qui ce disque a constitué un véritable coup de cœur. Au point de suggérer à la jeune chanteuse de redémarrer le processus à zéro et de ressortir officiellement l’album, quelques mois à peine après son premier enfantement.
Des jeunes femmes talentueuses, aux univers parfois très éloignés, on en retrouve quelques-unes dans le catalogue du label Mayway. Pensez à Isolde Lasoen, Eléna Lacroix (Eosine), Brenda Corijn (Ão) et, bien évidemment à Meskerem Mees, celle qui, incontestablement, est musicalement et philosophiquement la plus proche de Sura Sol.
« I Will Be Dead » (« As in now I am alive » précise-t-elle dans les notes de pochette qui accompagnent le CD) recueille une petite dizaine de chansons intimes, chantées en bout de gorge (en anglais ou en français) et bien souvent accompagnées par sa seule guitare. Parfois, une flûte, une clarinette ou un violoncelle s’invitent discrètement dans cette aventure, histoire de ne pas perturber l’atmosphère paisible qui caractérise si bien ce disque qu’elle aimerait que nous le classions sur nos étagères à côté de ceux de son héros, Devendra Banhart.
