Iguazú Quintet : Que le temps nous porte
Cette année encore, les programmateurs du Grand Manège namurois ont réservé au public amateur de jazz quelques soirées qui devraient lui plaire. Nous vous en parlions déjà peu avant les vacances (https://jazzmania.be/les-concerts-de-jazz-au-grand-manege-de-namur-swinguez-manege/). De Aka Moon en mode Coltrane (JazzMania vous offre des places…) à Adèle Viret en passant par Sullivan Fortner (nous vous en reparlerons bientôt), les choix ne manqueront pas. Ni en notes bleues, ni en dehors. Car si le « concert hall » dédie son espace essentiellement à la musique classique (et donc aussi un petit peu / beaucoup au jazz…), il peut aussi zipper vers d’autres marges auxquelles s’identifie clairement l’Iguazú Quintet. Ce groupe basé chez nous n’appartient en effet à aucune catégorie en particulier. Ce qui a le don d’irriter d’autres chroniqueurs que moi. Pas tout à fait « classique », même si la plupart des membres d’Iguazú ont fréquenté le Conservatoire de Mons, pas tout à fait « jazz », même si les improvisations ne manquent pas, et pas tout à fait « world », même si une majorité des titres s’inspire des musiques d’Amérique du Sud, de l’Argentine en particulier. Doté d’une instrumentation proche de celle que l’on connaît chez Didier Laloy par exemple (accordéon, violon, basse, piano et guitare), le quintet aligne ici neuf compositions originales qui proviennent des membres du groupes eux-mêmes ou qui leur ont été dédiées par des compositeurs venus d’horizons différents et qui ont tenu à soutenir ce quintet qui parcourt les scènes de façon soudée depuis dix ans… Ce qui explique sans doute le titre qu’il a donné à cet album, lui aussi intemporel.
Iguazú Quintet au Grand Manège de Namur le vendredi 2 octobre – https://www.grandmanege.be/fr/concerts/605-iguazu-quintet
