Jan Calega Brönnimann – Michael Zisman : Live aus den Vidmarhallen

Jan Calega Brönnimann – Michael Zisman : Live aus den Vidmarhallen

Label 11

Ces deux musiciens suisses voient leur première collaboration immortalisée par cette prestation captée en public lors de deux concerts. Jan joue des clarinettes, alto et basse, ainsi que du saxophone soprano, Michael joue du bandonéon. Ensemble, ils délivrent une musique intimiste, chaleureuse, aux sonorités particulières, qui oscille entre le jazz et la world et qui est essentiellement la source d’un univers fait de reprises. Sur les dix morceaux joués par le duo, seules deux compositions sont de Jan. Les autres sont cinq titres popularisés par les Beatles et écrits soit par Georges Harrison, soit par Paul McCartney soit par John Lennon. Deux compositions d’Astor Piazolla et une de Charles Trenet (« La mer – Beyond The Sea ») figurent également au programme. A l’écoute de la musique interprétée par ces deux musiciens, vous allez participer ou simplement rêver pendant ce concert d’une soixantaine de minutes. Une belle opportunité pour découvrir, entendre, une musique qui n’a certainement pas reçu, ni besoin, de soutien visuel. Donc profitons, chez nous, d’une manière presque confidente, de cet univers sonore. Nous devinons les deux musiciens, l’un debout, l’autre assis, jouer religieusement une musique intemporelle. Ne serait-ce que par sa provenance. Tout le monde est familiarisé avec les classiques des Beatles et on se dit que si la réinterprétation est osée, parfois superbe, c’est aussi parce que les originaux le sont tout autant, si pas plus. Je pense avant tout à ce « She’s leaving home » de Paul McCartney. Il en va de même pour « Adios nonino » d’Astor Piazolla. Au jazz de base s’ajoutent des airs de tango, des mélodies inspirantes pour des films, il y a parfois un peu de Kurt Weill et régulièrement cette musique nous fait penser à Didier Laloy. Maître incontestable du piano à touches. Qui lui aussi aime les aventures, les rencontres, peu importe la composition du groupe. Et pour conclure, je pense que, dans nos contrées, c’est majoritairement le public sensible à Didier et à ses formations originales, intrépides, qui pourrait être conquis par cet album généreux et bienveillant.

Claudy Jalet