Johanna Linnea Jakobsson : Don’t Overthink It

Johanna Linnea Jakobsson : Don’t Overthink It

Zack’s MUSIC

J’avais envie de vous faire une blague du style « on a retrouvé le pull de Julos Beaucarne, il est sur les épaules de Johanna ! », mais je me suis abstenu ! Un peu de respect quand même ! D’autant plus que je trouve cette pochette très belle ! La douce Johanna nous vient de Scandinavie. Elle est danoise mais vit en Suède et c’est là qu’elle a composé les huit titres qui figurent sur son second album. Un album relativement court puisqu’il ne dure que 27 minutes mais l’important c’est que les compositions soient belles, intéressantes. Et elles le sont. Un chaleureux album donc sur lequel Johanna chante et joue du saxophone. A ses côtés, quatre musiciens qui se partagent guitare électrique, piano et Rhodes, contrebasse, batterie et guitare acoustique (oui, elle est jouée par le batteur !). D’excellents sidemen qui interviennent en finesse, presque en retenue, selon les désirs de Johanna. Cette dernière a composé des pépites jazzy, intimistes, un brin mystiques. Elles sont bien installées dans la tradition du jazz classique, mais elle leur a rajouté des accents issus du registre des singers-songwriters. Ce qui les a transfigurées, sublimées. On peut donc qualifier cette musique de jazz-folk-pop qui s’inscrit bien dans la veine des artistes ou des groupes qu’elle apprécie. Mentionnons donc les célébrités que sont Norah Jones, Ella Fitzgerald, Jeff Buckley et les Beatles ! Et c’est une évidence quand nous entendons sa belle voix claire, distincte, ces arrangements soft, ces doucereuses mélodies et ces harmonies assez mémorisables. Johanna et ses musiciens s’éloigneront quelque peu de ces agencements de chansons en proposant une légère rythmique aux accents brésiliens sur « Out of Mind ». Mais retenons les mots délicat, tendre et caressant pour qualifier l’ensemble de ces titres. Je ne connais pas le résultat mais sachez que la chanson « Time », incluse ici, est nominée dans la catégorie « single of the year » au DMA Jazz Awards ! Son Danemark, à raison, ne l’a pas oubliée.

Claudy Jalet