The Honnet Brothers : D&A

The Honnet Brothers : D&A

Benart

Avec « D&A », The Honnet Brothers (Davy Honnet aux drums et Anthony Honnet à l’orgue Hammond) nous embarquent dans un voyage funk vintage assumé, festif, sans prise de tête et bougrement groovy.

Pour cela, il faut d’abord passer l’intro (« La Trap Couillon », tout est dit) qui ressemble à un générique rock symphonique grandiloquent et cabotin. Et, hop, on remonte le temps. Vous voilà quarante ans plus tôt (filtré par le prisme des années 2020).

L’orgue et les drums vous invitent à danser sans vergogne. Laissez-vous aller. Funk, soul, jazz fusion, bossa, tout sonne « d’époque », et les Brothers poussent même le vice à aller au bord du disco (« Purple Lips »). Pour arriver à moduler tous ces plaisirs, le duo fait appel aux amis. Stéphane Edouard, d’abord, qui redouble les percussions sur plusieurs titres. Et puis, en invités, ne serait-ce pas Fred Wesley qui vient faire transpirer son trombone sur « Da Flonk », et ici, Jean-Marie Ecay qui tranche de quelques riffs rock un irrésistible « 6/8 Collectif », et là, Philippe Sellam et Christian Altehülshorst qui viennent brûler « Afrobit » ? Et encore Robben Ford qui arrondit de sa douceur pop californienne « IV Chord Junky » ? On prend son pied – comme on disait en ce temps-là. Le funk et le groove, et l’envie de faire la fête, sont bien dans l’ADN de ces deux frères et de leurs amis. Vous avez aimé les eighties délurées et sans complexes… Alors dansez maintenant.

Jacques Prouvost