Cookin’ On 3 Burners: Cookin’ The Books

Cookin’ On 3 Burners: Cookin’ The Books

Soul Messin’ Records

C’est de Melbourne et après une absence discographique de six ans que ces trois musiciens reviennent nous enchanter notamment grâce à la puissance d’un « funk Hammond » ! Cet orgue est joué par Jake Mason, à ses côtés le guitariste Dan West et le batteur Ivan Khatchoyan. Sur les quatorze plages que comprend l’album, ils vont en assurer cinq à eux trois. Axés principalement sur le son vintage du Hammond, ils vont lancer les hostilités via le jazz funk de la plage titulaire. Ils se feront plus funk bluesy sur l’élégant « No Bread For You », plus retenu sur « Phenix », mettront la guitare en évidence sur « New Yorker » mais seront vraiment au sommet, version trio, avec « Ms. Fat Booty ». Doté d’un gimmick efficace, déroulant une rythmique chaloupée, un peu ska réfréné, ce titre est une des perles de l’album. Au fil des autres titres, le groupe invite toute une série de chanteuses, de chanteurs, des cuivres, des percussions, des basses, un Moog, des cordes… Les styles vont changer, mais ce qui est formidable c’est que tout sera convaincant. La chanteuse Stella Angelico interviendra sur quatre titres. Elle m’évoquera plusieurs fois le style d’Amy Winehouse grâce à une voix soul bien en place. Elle posera sa voix puissante sur des titres efficaces, notamment l’ultra dansant et rythm’n blues « I’m Coming Home to You », sera secondée par des cuivres et des choristes sur la soul de « Brighter », chantera du gospel sur « Give A Little Bit More » sur lequel évoluera une belle guitare et Stella clôturera sa prestation sur la ballade slow « So Much To Lose ». Au rayon des slows, on succombera à celui bien efficace d’ « Away From My heart » dû à la belle voix de Wilson Blackley, un peu Terence Trent D’Arby. On sera plus sceptique sur la ballade « dégoulinante » de violons du titre chanté par Natalie Slade. Par contre, comment nous allons bouger sur le rap ricain ultra dansant de « The World Is Cold » et, tout de suite, vous chanterez avec Mantra et Jane Tyrrell « …So We Set It On Fire ». Bougez les meubles ! Les deux derniers titres tiennent du génial. Une incroyable reprise de « Livin On A Prayer » de Bon Jovi (jamais mentionné !) avec une guitare « à la Frampton / Shaft » et le titre « Outroduction » qui nous fait un résumé de l’album ! Un générique de fin ! Le genre d’album sans prise de tête et qui fait un bien fou. Et si un titre est rythmiquement un peu moins efficace, quittez le dancefloor et allez au bar ! Mais continuez à profiter des sons !

Claudy Jalet