Jasmine Myra : Where Light Settles

Jasmine Myra : Where Light Settles

Gondwana / K7 Music

Chacun s’accorde à dire que la musique de Jasmine Myra distille une sensation de bien-être. Elle possède en elle les vertus d’un jazz aux effluves relaxants qui n’est pas sans rappeler l’œuvre d’Alice Coltrane, même si elle préfère citer Shabaka Hutchings ou Kenny Wheeler (surtout pour ses compositions pour grands ensembles) comme influences principales. Rien d’étonnant en tout cas que Matthew Hallsall lui ait proposé très jeune de rejoindre son label Gondwana, dont le catalogue regorge de groupes imprégnés de spiritualité et de valeurs positives. Depuis, la saxophoniste issue de la scène de Leeds lui a offert deux albums : « Horizons » en 2022 et « Rising » il y a tout juste deux ans. Disons-le de suite s’il convenait de rassurer ses fans en attente de leur dose de quiétude, pas de révolution ici. On retrouve au générique de son troisième album une bonne partie des musiciens qu’elle côtoie depuis ses débuts discographiques. On les citera pour que vous ayez une idée de la palette sonore proposée : Ben Haskins (guitare), Jasper Green (piano), Alice Roberts (harpe), George Hall (batterie)… Auxquels s’ajoutent trois flûtistes, un vibraphone, un contrebassiste, un quatuor à cordes et le saxophoniste écossais Matt Carmichael. Tout cela sous la conduite d’Ozzy Moysey, leader au sein de l’Ancient Infinity Orchestra. Pas de prise de tête, pas de nombrilisme de mauvais goût… Juste la suite logique et mature d’une œuvre sans complication inutile. Adopté !

Yves Tassin