Marble Jazz Festival – un dimanche à Mazy
Il faisait très chaud sur le site de la marbrerie de Mazy ce dimanche-là ! Bien protégés par des toiles dressées à l’extérieur et la clim installée à l’intérieur, spectateurs et musiciens ne souffraient pas trop de la canicule, dès lors qu’ils ne s’exposaient pas au soleil.
La veille, selon les commentaires qui nous parvenaient aux oreilles, « tout s’était bien passé ». La seconde journée de ce tout jeune festival – qui en est à sa deuxième édition à peine – pouvait commencer. Trois concerts estampillés « jazz belge » occupaient l’affiche.

Pauline Leblond © Jean-Luc Goffinet
C’est Pauline Leblond et son double quartet (un avec cordes pour le côté baroque, l’autre jazzy pour le côté swing) qui ouvraient la journée dans la bonne humeur, tandis qu’un vent aussi roublard que bienvenu emportait les partitions en rafales. Pas de quoi affoler les… dix musiciens dans leurs déhanchements. Dix ?! Oui, en plus du 4+4, on notait la présence de deux « guests », Timothé Le Maire au trombone et Mathieu Najeau au saxophone. Au cœur de toute cette bonne humeur, on retiendra les deux moments « émotion » du set, dédiés aux « Veinte poemas de amor y una canción desesperada » du poète chilien Pablo Neruda.
Une petite bière estampillée Zy’coop plus tard (à boire avec modération… et quelques amis), nous nous retrouvons dans la salle du Jazz9 pour le deuxième concert du jour. C’est la formation élargie I’m Not Done Cooking, emmenée par la pianiste Lara Humbert, qui nous y a donné rendez-vous. Lara fait partie de cette nouvelle scène jazz qui met en valeur de jeunes et talentueuses musiciennes. Outre elle-même, son groupe en comprend trois autres dont les noms nous sont de plus en plus familiers : Lúcia Pires à la flûte, Alejandra Borzyk au saxophone et Amèle Meltini au violon. Déterminé à nous surprendre à chaque instant, cet octet nous a entraînés dans sa course un peu folle, en mode dérapages contrôlés. A voir la complicité qui régnait entre les musiciens, on peut affirmer que les compositions de Lara Humbert suscitent également l’enthousiasme de ceux qui les jouent !

C’est à nouveau dehors, au duo Quentin Dujardin / Didier Laloy que le Marble a confié la tâche de clôturer cette deuxième édition. Que dire de ces deux-là qui n’aurait déjà été écrit ? Qu’elle se joue en toute complicité, à deux, à trois avec l’appui de Boris Schmidt ou de Nicolas Fiszman ou qu’elle se propage dans une grande salle en quartet avec Manu Katché, la musique de Quentin touche à tous les coups notre corde sensible. Cette fois encore, nous n’y échapperons pas.

C’en est fini pour cette deuxième édition d’un festival à véritable taille humaine. Dans les travées, on en a rencontré plus d’un qui ont déjà noté cette date à leur agenda pour 2027.
