Bladverk : Monumental Thrill, Monumental Chill
Une première recherche sur la toile nous indique que « Bladverk » désigne une plante naturelle de quatorze centimètres de haut qu’il vous est loisible d’acquérir chez Ikea pour la modeste somme de 9,99 €. Plante que vous pourriez, selon les conseils opportunistes de cette multinationale, déposer avec d’autres végétaux dans une jardinière Stjärnanis (au prix de 34,99 €), ce qui donnerait le plus bel effet. Sans doute vous en f…-vous un peu, et pour être honnête, moi de même. Il faudra chercher ailleurs, rendez-vous à nouveau chez Google… Où le site de collectionneurs / vendeurs / acheteurs Discogs ne mentionne qu’une seule référence existante, celle du vinyle que j’ai déposé sur ma platine, paru sur le label norvégien Apollon Records et que j’écoute sans doute pour la vingtième fois… On s’approche ! En grattant encore un peu plus le fond de la toile, puis surtout – rien de plus efficace finalement – en lisant les notes de la pochette et la frêle biographie que le label m’a transmise, j’apprends que ce groupe est en fait l’œuvre d’un seul homme, celle du guitariste / chanteur / compositeur / arrangeur (j’ai l’impression de chroniquer un Manset…) Henrik Schmidt, connu semble-t-il pour ses contributions aux groupes MesaVerde, Synne Sanden et Shimmering. Et là, j’avoue m’enfoncer en terra incognita. Bref, Henrik Schmidt s’est occupé de tout, ne laissant ses camarades lui apporter une aide que de façon très parcimonieuse. Quelques peaux, un peu de souffle, un vibraphone… Les véritables vedettes de cet album sont les guitares (déclinées sous toutes formes, à douze ou six cordes, souvent acoustiques) et la voix soyeuse du compositeur qui détient le don de vous magnétiser afin de vous transporter au milieu de chemins brumeux. Autre atout non négligeable, l’album est constellé de magnifiques mélodies. Vous l’aurez compris, pas jazz pour presque pas un sou. S’il fallait vous citer quelques noms qui vous permettent de situer plus précisément le propos, je vous jetterais en pâture ceux des incontournables Nick Drake et Pink Floyd époque Syd Barrett. Pas mal non ?!
