Baby Vortex: Not What You Think
Claviers, guitare, batterie, voici la composition, pour le moins singulière, de cette formation française qui nous vient de Bordeaux. Mais il convient de nuancer quelque peu et d’apporter quelques informations supplémentaires. Le leader du groupe se nomme Clément Simon. Il est responsable des huit instrumentaux qui figurent sur ce premier album disponible exclusivement en version digitale. Il joue du piano, de l’orgue Hammond, du clavinet Hohner et de la main gauche, sur le clavier, il assume le rôle de bassiste ! A ses côtés jouent l’excellent guitariste Jean-Louis Siaut et le tout aussi convaincant batteur percussionniste Curtis Efoua Ela, collaborateur, entre autres, de Didier Lockwood et Magic Malik. Mais ces trois musiciens bénéficient déjà de nombreuses et diversifiées expériences musicales. Baby Vortex s’inscrit dans la nuance jazz fusion, jazz rock un peu comme nous l’ont fait découvrir des artistes des seventies. Notamment Weather Report, Headhunters et Jeff Beck, pour faire un bref rapprochement entre claviers et guitare. Des influences évidentes à l’écoute de ces compositions assez variées : aériennes et rythmées, planantes et électriques. L’album s’ouvre sur une longue composition de dix minutes nommée « The Alpinist ». Un titre sur lequel le groupe propose déjà sa versatilité de genres en alternant une introduction chorale, du jazz fusion, un gros son de basse puis les élans de la guitare qui sera suivie d’un piano songeur. Au fil des plages, ce sont des rythmiques funky qui se précisent, des touches d’adult oriented rock (AOR), un solo de guitare que ne renierait pas Peter Frampton sur « Pistolaser Song ». Sur la plage suivante « Wrong Pyramid », cette guitare en solo se la joue nettement progressif en finale alors que ce furent de belles lignes mélodiques qui furent proposées auparavant. Le groupe privilégie ensuite quelque peu le côté rock du jazz-rock avec une finale très carrée à « Igor Mortis » et une parenthèse rock’n roll avec « Cheval Fourbe » et sa mélodie entêtante. La plage titulaire se veut être le morceau le plus fédérateur, le plus dansant car également destinée au dance-floor. Le tout se clôt sur un très serein et bref « Last Call ». Baby Vortex possède de belles influences avec lesquelles il est parvenu à insérer des sonorités, des rythmiques bien contemporaines. Sans oublier quelques belles lignes mélodiques, faciles à mémoriser. On souhaite un bel avenir à ce nouveau projet à la formule originale.
