Namas : Tonight
Namas est un trio de jazz contemporain aligné de façon classique dans une formation piano (+ Fender Rhodes & autres claviers) / contrebasse et batterie. Rien n’indique sur la pochette qui a composé les huit titres que contient ce deuxième album, paru quatre ans après un premier opus intitulé « Tapestry » passé sous nos radars. Sans doute s’agit-il de huit titres originaux, même si on relève, çà et là, l’une ou l’autre sources d’inspiration assumées. Pour achever les présentations, précisons que ces trois (jeunes) musiciens proviennent de Bretagne, de Rennes plus précisément.
Ce sont les fameuses sources d’inspiration évoquées plus haut qui nous aideront à situer Namas sur le large échiquier du jazz. Sur sa ligne du temps, aucun souci : on a bel et bien affaire à un groupe de jazz moderne nanti d’un son précis, puissant sans être brutal. Les dialogues entre les différents claviers mènent le bal, soutenus efficacement par des mélodies fortes. Ce que l’on entend ? Un groupe aux horizons variables. Si les influences du (nouveau) jazz londonien sont évidentes sur une bonne partie des titres (« Fy », « Don’t Rush » avec ses accents soul que l’on doit à l’intervention de la chanteuse nantaise Keysuna…), l’electro-jazz d’un Glass Museum n’est jamais loin (« 735 », « Speeder »). Paradoxalement, c’est lorsqu’il revisite l’histoire du trio (E.S.T. demeurant une référence absolue) que Namas nous plaît le plus… Dans cet ordre d’idée, la plage titulaire est celle que l’on préfère. Un beau potentiel.
